Expériment : La Fraternité Bernadette à Marseille

Arthur nous partage son expérience à la Maison Bernadette, dans les quartiers nord de Marseille :

Bonjour a tous,

pas facile de traduire en quelques lignes ces quelques semaines passées ici.

C’est absolument génial ! la vie fraternelle est très belle, les temps de prière, de messe quotidienne,  de louange, d’adoration et de formation sont nombreux, cours sur l’anthropologie chrétienne, la chasteté, la bible, sur la vie de Ste Bernadette… je ne m’ennuie pas
L’après-midi c’est beaucoup plus varié : visite dans les familles, jeux avec les enfants les jours ou il n’y a pas cours, visite de camp de Roms, puis aide aux devoirs pour les enfants de la cité
Les soirées sont elles aussi bien chargées avec parfois des visites et des rencontres des personnes de la rue, pas le temps de s’ennuyer ici aussi.
en communion de priere chaque matin avec vous lors de la priere pour les vocations (quelle qu’elle soit)
Arthur
Le site de la Fraternité Bernadette : http://www.fratbernadette.fr
Cliquer pour accéder au site

Un mois en expériment de pauvreté

L'ami de Jésus

L’ami de Jésus

 

 

Nous sommes tous partis vivre un mois dans différentes communautés, à la rencontre d’une pauvreté humaine. Ainsi la communauté de l’Arche (fondée par Jean Vanier), le Cenacolo (fondé par Mère Elvira), ou “Ma Maison”, les maisons de retraite des Petites Soeurs des Pauvres nous accueillent pour vivre notre “expériment de pauvreté” tout le mois de janvier.

 

Voici le témoignage de Joël pendant ce mois d’expérimenté de pauvreté :

A la Haye fouassière, Lefèvre tente d’être utile,  à défaut de fouasses on mange des LU (puisque les célèbres biscuit Nantais sont réduits en miettes par une usine hayonnaise).

Du coup dans cette expérience en foyer, j’essaie d’aider au maximum les assistants dans leur travail, et surtout d’être présent aux personnes accueillis . Pour vous mettre au jus, mon foyer s’appelle “l’Oasis” et accueille particulièrement des personnes plus âgées avec un handicap.

L’ambiance y est très bonne et le caractère des accueillis ne permet pas que l’on s’y ennuie.  C’est vraiment une belle expérience de voir l’authenticité des relations qui se vivent ici, quelques soient les événement heureux ou malheureux qui se vivent. Le handicap ne supporte pas de faux-semblants, c’est bien agréable d’être entouré de gens que la fragilité au quotidien rend authentiques.

Bref, je me ressource dans cette oasis de spontanéité qui nous rappelle que Dieu nous veut comme des petits enfants.

Joël

Voici la lettre d’Emmanuel à “Ma Maison” de Saintes

Le temps lors de la première semaine, de prendre ses marques et voilà qu’on en est déjà à la moitié !
L’accueil des Petites Soeurs des Pauvres est vraiment exceptionnel. Vivre à “Ma Maison” de Saintes, c’est voir la communauté de l’intérieur et vivre avec… C’est très édifiant de voir l’attention qu’elles portent aux résidents accueillis (87 au total) !
Le matin, après les laudes puis l’oraison, je passe de chambre en chambre pour ramasser les plateaux de petit-déjeuner. A chaque fois que je passe la porte, c’est un grand sourire qui m’attend ! Midi et soir, je fais le service de table avec les soeurs et les employés de la maison. C’est l’après-midi que j’ai le plus le temps d’échanger avec les résidents, soit en passant dans une chambre ou deux, soit en participant aux animations. Les personnes âgées en sont très contentes et me le disent, mais je leur réponds qu’au final ce sont elles qui m’apportent le plus ! En effet, elles se livrent très spontanément et racontent des perles de vie formidables…

Bien fraternellement,
Emmanuel

La journée type de Pierre-Emmanuel qui est à l’Arche de Toulouse :

De mon coté tous se passe super bien! C’est très enrichissant.
Voici ma journée type:
  • 7h Laudes ou messe à la communauté des Béatitudes
  • 8h Début de la journée (petit déj + ménage) au foyer Escambi où je suis rattaché
  • 10h30 pause
  • 12h30 repas au restaurant tenu par l’Arche
  • 13h35 prière à la Chapelle
  • 14h aide à l’ATO (Atelier de Travail Occupationnel)
  • 17h15 retour dans mon foyer
  • 22h couché des personnes accueillies
En gros c’est génial!
A bientôt
udp
Pierre-Emmanuel

Une lettre de Thomas, à l’Arche à la Rebellerie :

Tout comme Emmanuel et Pierre-Emmanuel, cet expériment est vraiment exceptionnel. Chaque personne du foyer m’a accueilli avec grande joie. Cela fait seulement 10 jours que je suis arrivé et déjà je suis impressionné par les personnes que je rencontre chaque jour. Parfois, il m’arrive de me dire que c’est moi la personne en situation de handicap et que toutes les personnes du foyer sont mes assistants. Chacun a une particularité qui me touche beaucoup. Mais j’ai encore beaucoup à apprendre.

Quotidiennement, je débute ma journée comme à la Maison CDF vers 7h10 avec les Laudes puis le petit déjeuner au foyer. Ensuite, je suis envoyé soit dans un service de l’E.S.A.T soit au foyer occupationnel, ou alors je reste au foyer pour faire un peu de ménage avec mes amis assistants. Il est fait en sorte que je puisse rencontrer chaque membre de l’arche dans son quotidien et de découvrir la vie de la Rebellerie et surtout celle des personnes accueillies.

Fraternellement

Thomas

L’Avent, marcher vers Noël !

Enseignement de Monseigneur Boishu

Enseignement de Monseigneur Boishu

Monseigneur Boishu, évêque auxiliaire émérite de Reims, est venu à la maison Charles de Foucauld le dimanche de la semaine dernière, prêcher une retraite pour l’entrée dans la période de l’Avent. Le fil conducteur des enseignements nous a amené à approfondir le sens de cette période liturgique pour mieux la vivre spirituellement.

Comme nous avons pu l’entendre pendant ces enseignements, durant l’Avent, « le chrétien attend [donc] l’arrivée du Seigneur en gloire et une présence plus intense du Christ dans le cœur des hommes d’aujourd’hui ». Au fur et à mesure de cette récollection, chacun a pu voir que la joie et la vigilance étaient les deux attitudes à vivre tout particulièrement pendant cette attente.
Pour nous inviter à cette démarche, Monseigneur Boishu nous a exposé un riche parcours biblique, à travers les personnages clefs de cette période liturgique. Avec Isaïe, nous sommes invités à l’espérance, pour nous-mêmes et pour l’humanité entière. Concernant l’orientation donnée par Jean-Baptiste, c’est un appel à la conversion et à la prière qui doit nous habiter. Et avec Marie, nous sommes invités « à faire d’elle notre modèle dans notre manière d’attendre le Sauveur » (Paul VI, Maria cultus), par son ouverture du cœur, sa douceur et son humilité. C’est donc un vaste programme qui nous a été proposé, dont nous comprendrons sans doute un peu mieux la signification chaque jour jusqu’à Noël…

Vivre ces quelques heures en silence dans nos lieux de vie où les conversations sont habituelles n’a pas toujours été simple. Et c’est avec joie qu’après les vêpres du mardi nous avons pu rompre le silence pour partager les fruits de notre retraite !

"Viens bientôt sauveur du monde, lève-toi clarté d'en haut  [...] " (hymne de l'Avent)

“Viens bientôt sauveur du monde, lève-toi clarté d’en haut […] ” (hymne de l’Avent)

Ainsi, nous avons pris la route vers cette belle fête de Noël. « Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné… » disait Isaïe. Après l’attente remplie d’espérance de l’Avent, nous pourrons joindre nos voix à la sienne ! Patience…

Emmanuel PASSARD

Journée des Familles

Nous étions heureux d’accueillir nos famille à la Maison à l’occasion de la fête du Bienheureux Charles de Foucauld !

Voici quelques photos de la journée :

[wowslider id=”18″]

Quelle était d’ailleurs notre joie d’accueillir nos familles parmi nous !

Enfin les lieux dont nous parlons si souvent (et où nous sommes si bien) ne se réduisent plus à de l’imagination… La chapelle, les chambres, la salle communautaire, tout a été visité. Nous sommes très fiers d’avoir pu présenter notre fraternité sous un si beau jour.

Merci aux familles d’être venues fêter avec nous la fête de notre Saint Patron, Charles de Foucauld. Et merci aux Petites Sœurs pour ce délicieux repas !

Découverte du diocèse d’Angers.

Visite Diocèse Angers

Visite Diocèse Angers

Deux fois par an, la Maison Charles de Foucauld se déplace dans un diocèse pour percevoir la réalité de l’un des territoires de notre province. Cette année, il avait été décidé en communauté de réaliser notre première visite diocésaine à Angers.

C’est ainsi que vendredi 8 novembre, nous sommes partis pour l’Anjou en commençant par la belle ville de Saumur. Nous avons été admirablement bien reçus par la Paroisse Charles de Foucauld, heureux clin d’œil de la Providence. Chacun de nous a été accueilli pour la nuit, par une famille ; quel bonheur de trouver pour un soir une table dressée pour un repas de famille !

La suite du weekend est passée beaucoup trop vite, bien sûr… Au programme : visite de Notre Dame des Ardilliers, visite du village troglodytique de Rochemenier, nuit chez les soeurs bénédictines de Martigné-Briand, visite du Domaine du Clos de l’Elu, visite du Château d’Angers et de la Tapisserie de l’Apocalypse. Puis s’en est suivi la rencontre de Père Blanchet (Vicaire général du Diocèse d’Angers) et Monseigneur Delmas (Evêque d’Angers). Ces deux rencontres ont été particulièrement intéressantes car elles nous ont permis de saisir les enjeux et les problématiques inhérentes à l’administration et à la vie d’un diocèse. Le weekend s’est conclu par un rapide passage sur le sanctuaire marial de Béhuar puis retour à Saint Pern…

Exténués mais heureux de cet excellent weekend, la nuit suivante fut délicieuse !

Charles PEGHAIRE et Anatole ROUX

Match aller, la visite du noviciat monfortain.

Le nom “montfortain” donne encore des cauchemars à certains anciens Foucaldiens et son évocation suffit à réveiller de vieilles blessures d’honneur que le temps peine à cicatriser. Montfortains et Foucaldiens s’affrontent régulièrement depuis des années sur le terrain de football : autant de rencontres qui sont autant d’humiliations pour la maison Charles de Foucauld. C’est donc avec une certaine gravité (mais néanmoins avec une joie véritable !) que nous sommes allés visiter la maison natale de Saint Louis Marie à Montfort.

Cette maison abrite aujourd’hui l’un des noviciats de la congrégation des pères de Montfort. Le noviciat est cette année comme souvent aux accents africains. Karim, Robert et Elisée les trois novices congolais attendent leurs compères malgaches qui doivent les rejoindre prochainement. Nous avons donc fait connaissance avec cette congrégation de missionnaires qui a essaimé dans une quarantaine de pays.

Leur fondateur, saint Louis-Marie était un fou, un fou de Dieu brûlé d’amour pour les pauvres. Prêtre itinérant, prédicateur infatigable, il était capable d’attirer 13 000 personnes en procession et de construire à la sueur du front une dune pour y ériger un calvaire. Un jour que sa propre famille, bretonne et bourgeoise, l’invite à dîner, il n’accepte de venir qu’à la condition d’amener avec lui ses amis. Sa famille concède donc de les recevoir aussi, probablement en pensant à des confrères prêtres. Quelle ne fut pas leur surprise en voyant que ceux qu’il appelle ses amis, ce sont en réalité les mendiants, les aveugles, les boiteux. Voilà donc ce ramassis de pauvres attablés à la table familiale dans l’argenterie et la porcelaine. Louis-Marie, lui, avait revêtu le tablier et il les servait.

Du père de Montfort on connait souvent la devise “Tous à Jésus par Marie”. La clé du tabernacle de la chapelle de la maison natale est marquée d’un “M” pour “Marie”. Marie est la clé qui nous ouvre le cœur de son fils. C’est le secret de la sainteté pour Grignon de Montfort, la voie facile pour aller au Christ car quand l’Esprit Saint voit Marie présente dans une âme, il s’y précipite. Livrons nous donc tout entier à Marie, puisse t-elle conduire Karim, Robert et Elisée et chacun de nous jusqu’à Jésus ! Mais avouons-le, il nous arrive avant nos temps de sport de faire à Marie une prière moins pieuse : battre enfin ces indomptables joueurs africains.

Paul DAVID

Souvenir de notre première rencontre avec les novices :

Visiter les malades : se donner et recevoir.

« Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant. » (Saint Luc 6, 36-37)

Voilà bien ce à quoi nous sommes appelés à vivre pendant cette année. Chaque mercredi, nous partons visiter les personnes âgées à « Ma Maison », maison de retraite des petites sœurs des pauvres, ou bien les malades à l’hôpital au sein de l’aumônerie catholique de l’institution.

Là, où nous allons, nous pouvons rayonner auprès de ces personnes qui sont dans la souffrance et la solitude. Deux par deux, ou seul, nous frappons à une porte, entrons, et parfois, les personnes sont touchées par cet échange de regards. Nous voyons de près la faiblesse de l’être humain dans la maladie ou la solitude.

Il y a des moments d’une telle puissance que l’on en est saisi au plus profond de son être. « Seigneur donne nous un cœur de chair », il est vrai que cette phrase sonne juste car il faut accueillir la personne âgée ou malade avec ses limites… pour mieux accepter les nôtres !

Les visites à « Ma Maison » sont plutôt libres et nous pouvons nous organiser comme nous le voulons. Pour ce qui est du témoignage de foi, dans les maisons de retraite des petites sœurs des pauvres, c’est assez facile puisque nous avons souvent des personnes croyantes en face de nous. Les imprévus ne sont pas tellement nombreux si bien que d’une fois à l’autre, la confiance s’établit peu à peu.

Ceux d’entre nous qui sont envoyés dans les hôpitaux côtoient une multitude de personnes : jeunes ou vieux mais aussi croyants ou non. Parfois, dans certaines de ces situations, témoigner de ses convictions est une réelle difficulté. Mais on ignore quels sont les fruits de ces rencontres : sans le savoir, des personnes loin de la foi ont sans doute pu être touchées.

Les visites durent cinq à dix minutes en moyenne suivant les personnes, et suivant le besoin de réconfort, de confidence, de questionnement. Il peut nous arriver de « guetter » ce moment particulier où le cœur de l’autre s’ouvre et se confie.

Quelle n’est pas ma joie quand une personne plutôt de mauvaise humeur finit par vous sourire et qu’elle se confie à vous dans une grande vérité ! C’est cela la visite des malades : rejoindre les personnes là où elles sont avec leurs joies et leurs peines. Le Seigneur nous donne réellement de belles grâces.

 

Emeric de BAGLION

Notre première journée de désert…

Journée désertArrivés depuis un mois à Saint Pern, nous découvrions samedi dernier une nouvelle forme de prière : les journées désert. Après Laudes, chacun est parti de son coté, en silence pour une journée calme et solitaire, tournée entièrement vers le Seigneur.

Libre de son temps, nous organisons la journée à notre guise, de sorte à entrer longuement en prière dans un lieu propice. Le but est, comme au désert, d’entrer dans un dialogue silencieux de cœur à cœur avec le Seigneur. Samedi dernier était l’une de ces belles journées d’automne, où les couleurs rouges tranchent sur un ciel parfaitement bleu et se reflètent dans l’eau des étangs de la Tour Saint Joseph. Quel cadre extraordinaire pour porter sa méditation ! Une journée paisible à prier dans le parc, égrenée au rythme du chapelet, de méditation dans la crypte ou dans la chapelle… Le désert se conclut par une heure d’adoration ensemble à la Maison puis nous brisons le silence pour un repas joyeux et une soirée communautaire qui l’est encore plus…

Entre «Grand Silence» et éclats de rire, c’est aussi ça la Maison Charles de Foucauld !

Charles PEGHAIRE

Entrée dans une année de fondation spirituelle : rentrée à la Maison Charles de Foucauld !

Comme à chaque rentrée depuis désormais huit ans, le 19 septembre dernier, la Maison Charles de Foucauld a vu arriver sa nouvelle promotion. Quelques mots sont échangés, les valises sont déposées… Et dès le lendemain, départ pour le pèlerinage de rentrée ! Ce sont seize kilomètres de marche pour aller jusqu’à Dinard qui nous attendaient : un bout de chemin pour faire connaissance avec chacun, pour se rendre compte que nous venions de tous horizons… Et le jour d’après, nous sommes allé à la messe dominicale dans la cathédrale de Saint Malo, où nous avons pu rencontrer au presbytère le curé de cette paroisse.

A notre retour à Saint Pern, nous avons pu nous prendre nos marques dans les différents lieux de la Maison Charles de Foucauld (salle communautaire, nos chambres, la chapelle…). Pendant cette petite semaine, Monseigneur d’Ornellas, archevêque de Rennes, est venu nous rencontrer pour nous présenter l’année que nous allions vivre.

Pour clore l’entrée dans cette année de discernement, nous avons passé la semaine suivante au prieuré de la Cotellerie, en Mayenne, auprès des Chanoines réguliers selon la règle de Saint Augustin. Vivre en silence, se recueillir et prier… trois façons, complémentaires, pour se mettre à l’écoute du Christ, pour se mettre en sa présence. Au moment où ce silence s’est rompu, à la fin des cinq jours de retraite, la joie venait aussi bien du fait d’être sorti de ce moment de désert… que de l’avoir vécu ! Car c’était une belle expérience, nous pouvons vous l’assurer !

Et une nouvelle fois, nous sommes revenu « à la maison » (Charles de Foucauld bien sûr !). Au fil des jours, la vie communautaire s’est mise en place. Aussi bien concernant les activités communes que nous avons (prière de la liturgie des heures, cours de bible, réunion communautaire…) que personnelles (lecture de la Bible, activité caritative…), ce sont de belles découvertes qui nous attendaient… et nous n’en sommes encore qu’au premier mois !

A la fin de cette semaine, nous rentrerons dans nos lieux de vie respectifs le temps du weekend, pour raconter à nos proches ce que nous vivons et leur partager nos premières impressions. Nombreuses et positives, voilà ce qui pourrait bien les résumer.

L’année de fondation spirituelle est donc bel et bien lancée, et les quatorze foucaldiens que nous sommes sont heureux de vous l’annoncer !

Emmanuel PASSARD

Saint Patron de la promotion : Vincent de Paul

images-2Ça y est ! La promotion 2014-2015 de la Maison Charles de Foucauld a enfin trouvé son Saint Patron, il s’agit de Saint Vincent de Paul !

Depuis notre arrivée, nous nous demandions quel Saint allait particulièrement guider notre année de fondation spirituelle, les propositions fleurissaient, chacun y allant de sa suggestion. Mais, jeudi 9 octobre, lors de notre Réunion de Communauté, le nom de Saint Vincent de Paul, jusqu’ici fort peu prononcé, revenait dans de nombreuses bouches peut-être éclairées par l’Esprit Saint.

Nous avons finalement été conquis par ce grand Saint né aux alentours de 1580 dans une famille paysanne du Béarn. Après avoir vécu une existence mondaine comme confesseur et précepteur auprès de la famille Gondi, il a été nommé Curé de Chatillon-les-Dombes, où il a découvert la pauvreté matérielle et spirituelle. Cette expérience l’a profondément transformé et, afin de lutter contre ce double fléau, il a fondé la Compagnie des Filles de la Charité et la Congrégation de la Mission (depuis appelé Lazaristes). Son but : vivre la véritable Charité en apportant soutien et réconfort aux pauvres par une aide matérielle et un véritable élan d’évangélisation.

Saint Vincent de Paul a souvent été proche du pouvoir, mais grâce à sa foi chevillée au corps, il a su conserver son bon sens paysan et ne jamais se perdre. Par ailleurs, contemporain de Saint François de Sales, de Pierre de Bérulle et de Madame de Chantal, il est avec eux l’un des piliers de l’école spirituelle française.

Julien JAFFRY