L’art d’accueillir

 »Qui est ma mère? Qui sont mes frères? » Voilà avec quelle phrase un jeune qui réfléchit à être prêtre aurait pu accueillir sa famille. Et pourtant … Pourtant, aucun de nous n’a osé plagier autant le Christ. Au contraire, nous avons tous dressé la table d’un banquet de fête, nous avons tous préparé des festivités comme le Père du fils Prodigue. Mais, à Saint-Pern, ce n’est pas le fils qui retourne auprès de son Père, mais les familles qui viennent visiter l’enfant en exil.

Le premier accueil partagé est celui de l’eucharistie. Les retrouvailles se font dans l’unité de la prière, en Eglise et dans l’église. C’est une belle image que d’être soutenus par une congrégation et des familles qui, avec nous prient pour nos vocations.

Si la table Eucharistique de monseigneur Marcus est, à Saint-¨Pern, réputée, la table de déjeuner de sœur Christiane l’est aussi ; et la rencontre pieuse et spirituelle d’une Eglise universelle s’est prolongée dans la joie d’une restauration. Rires, rencontres, discussions et échanges résonnent encore sur les panneaux anti-bruit de la salle à manger.

Pour toutes les familles ce temps de rencontre et d’échange, était aussi un temps de découverte. Découverte de nos évolutions : perte ou gain de poids, nouvelles coupes de cheveux,… mais surtout évolutions spirituelles : nos joies, nos rires, notre piété.

C’est aussi notre environnement qu’ils ont pu découvrir : chambres, salle de cours, chapelle, salle de sport et de communauté. Les mères les plus attentives ont remarqué les traces de poussière oubliées, les plus strictes ont inspecté les chambres, les plus attentionnées ont réapprovisionné les réserves de chacun!

Une journée dans une maison de propédeutique se finit toujours par une prière, ici, celle des vêpres qui l’ont conclue pieusement. Le temps de cette liturgie, nos familles se sont plongées dans notre vie quotidienne que rythment la prière et le silence.

Enfin, une journée chez les petites sœurs des pauvres s’achèvent toujours par une collation conviviale. Quelle impression a-t-elle pu laisser ? De ne pas être loin du village d’Astérix, parce que à Saint-Pern comme chez les gaulois, les aventures se finissent toujours par un banquet.

Antoine MEUNIER