La Toussaint à Angers

Ce week-end concocté par les 6 angevins de la promo nouvellement baptisée « promotion Saint Jean-Marie Vianney Curé d’Ars » promettait d’être fameux … et il le fut !

Notre première étape fut la trappe Notre-Dame de Bellefontaine située dans le sud-ouest du diocèse. Nous sommes arrivés pour les vêpres, célébrées dans la sobriété propre aux cisterciens et suivies par le dîner en silence et les complies à 19h45. Puis nous nous sommes retrouvés pour un morceau d’anthologie : la lecture d’une conférence sur les saints et la sainteté, donnée en son temps par Georges Bernanos, et interprétée ce soir-là par Guillaume. De quoi nous préparer à la solennité de la Toussaint du surlendemain…

Le lendemain débuta par la rencontre du vicaire général du diocèse, le Père Blanchet. Il nous accueillit à la maison diocésaine jouxtant le sanctuaire Notre-Dame de Béhuart, construit sur un promontoire rocheux naturel, trônant au milieu d’une île de la Loire. En ce lieu chargé d’histoire, le Père Blanchet nous présenta le diocèse, et tout particulièrement la charte synodale en œuvre depuis 2007, et qui conduira le diocèse jusqu’en 2017.

Nous ne pouvions passer à Béhuart sans visiter le sanctuaire. Guidé par Monsieur le recteur, nous découvrîmes l’histoire de cette chapelle mariale construite à la demande de Louis XI. Au-dessus du porche d’entrée, deux niches étaient dépourvues de leur statue, aussi nous y plaçâmes nos saints camarades Côme et Damien, qui faisaient parfaitement la paire sous les arcades en tuffeau.

Après la messe présidée par le Père Blanchet, nous pûmes piqueniquer sur les grèves de la Loire, avant de repartir pour Angers où nous attendait la tapisserie de l’Apocalypse, exposée dans l’enceinte du château du roi René, à l’affiche en cette année du 600ème anniversaire de sa naissance… Cette tenture de 840m² (à l’origine), la plus grande tapisserie médiévale, représente de manière chronologique les visions de l’auteur avec force couleurs et symboles. C’était en fait une excellente introduction à la semaine de lecture continue de la Bible qui nous attendait et qui allait justement porter sur la Genèse et … l’Apocalypse.

La journée se poursuivit par les vêpres solennelles de la Toussaint, des vêpres pontificales puisque présidées par Mgr Delmas dans sa cathédrale et en présence de plusieurs paroissiens, dont les familles angevines qui s’étaient proposées pour nous accueillir le dîner et la nuit. Ce fut une bien agréable manière de poursuivre notre découverte du diocèse, cette fois-ci en étant immergés chez les fidèles eux-mêmes. Le dimanche et jour de la solennité de la Toussaint fut fêté d’abord par une messe de toute beauté : accompagnés par un orgue monumental, les chants de l’école maîtrisienne élevèrent nos âmes vers l’Eglise du Ciel, fêtée en ce jour en cette cathédrale Saint-Maurice. A l’autel, sous le baldaquin baroque, entre les mains de Mgr Delmas, le Christ se rendait une nouvelle fois sacramentellement présent et s’offrait à nous, affermissant notre désir de sainteté.

L’après-midi était surprise. Et quelle surprise ! Un vigneron de Savennières et sa famille nous accueillirent dans leur vignoble et nous firent découvrir les arômes de leur cuvée « Les Genêts », la « vigne et le travail des hommes », les procédés de vinifications, etc. Et par les bras du Père Olivier, la Maison Charles de Foucauld reçut quelques échantillons de cet admirable vin blanc.

 

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