« La communauté s’augmenta ce jour-là d’environ trois mille personnes » Ac. 2, 41

800 néophytes confirmées, 4.000 jeunes rassemblés autour du groupe pop-louange Glorious, 23.000 catholiques réunis au stade de la route de Lorient pour une messe embrasée par l’Esprit Saint ; la solennité de la Pentecôte a été un réel enracinement dans le Christ pour bien des personnes. Pour les confirmés en premier lieu, quoi de plus enracinant que de recevoir le sacrement qui offre les dons de l’Esprit afin de proclamer sa foi ? Pour tous les jeunes ensuite, combien en s’engageant à participer ont-ils découvert ou redécouvert leur appartenance au Christ ? Ils sont sans aucun doute nombreux à avoir ressenti une prise de conscience de leur appartenance à l’Eglise, corps du Christ, bien que réelle depuis leur baptême. Et que dire de tous ceux qui sont sortis galvanisés par cette célébration où l’Esprit Saint était omniprésent ? Du soleil éblouissant dans le ciel à la petite brise au centre du stade en passant par les sourires sur les visages, l’acteur majeur de la journée était partout, et surtout dans les cœurs.

Dans ces cœurs justement, qu’est ce qui a été semé ? Inutile de spéculer sur ce qui est connu de Dieu seul, mais l’espoir est là que l’Esprit ait insufflé en eux un désir d’être enraciné dans une relation personnelle avec le Christ. D’autant plus que les vocations ont été mises à l’honneur lorsqu’ont été envoyés les jeunes qui ressentent au fond d’eux-mêmes une « élection » à une vie totalement offerte à Dieu. Quoi qu’il en soit, le souffle de la Pentecôte a sans aucun doute agit pour qu’en cette fin d’année scolaire, temps de discernement sur l’avenir, des jeunes aient le désir d’unir pour une année leur cœur à celui du logo de la Maison Charles de Foucauld. Et les Foucaldiens dans tout cela, où en sont-ils ? Patience et discrétion, car « Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va : ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. » Jn. 3, 8

Cyrille CHEVREL DE FRILLEUZE

Des pieds de plombs aux pieds de plumes. (Retraite de saint Ignace).

Trente jours de retraite selon les exercices spirituels de Saint Ignace, quel image austère ça donne lorsque en début d’année on nous annonce que c’est dans le projet de l’année à la Maison Charles de Foucauld… Tout d’abord, ma première réaction a été de me dire que ce cher Saint Ignace aurait dû se casser une jambe avant d’écrire ces fameux exercices, mais, malheureusement, c’est parce qu’il s’est cassé une jambe à la guerre qu’il s’est converti et qu’il les a rédigés… Nous sommes donc partis dans trois lieux (deux à côté de Lyon et un à Aix en Provence) dans le but de passer un mois afin de vivre ces exercices. Arrivé dans l’un de ces lieux, une seule chose me trottait dans la tête : « vivement dans trente jours !». Les exercices commencent, nous apprenons l’oraison sur différents textes de l’ancien testament, puis, arrive la première semaine ou nous commençons à méditer sur le péché, qu’est ce que c’est dur lorsqu’on ne commet pas de péchés, mais surtout quand on est arrivé avec des pieds de plombs, et pourtant, l’envie de continuer était au rendez-vous. La deuxième semaine, c’est l’Incarnation, vaste sujet qui permet de pencher notre regard sur le Christ qui s’est fait pauvre, belle leçon pour nous, non ? Puis, elle se continue sur les Mystère de la vie publique du Christ du baptême à Jérusalem. La troisième semaine, c’est la Passion, on remarque alors que le Christ est non seulement né pauvre, mais en plus de ça, par amour pour nous, il mourra sur le bois de la croix comme un esclave ! La quatrième semaine, ce sera la Résurrection.

Tout cela pour dire que lorsqu’on arrive en trainant des pieds, en se disant « ce sera nul », en grognant, c’est qu’on ne sait pas encore que quelque chose dans notre vie va changer ! Bien sur, le silence est de rigueur, mais il y a un accompagnateur spirituel qui est la pour aider, et si à l’image du Christ on choisit d’être humble et donc on ose se confier en vérité, alors tout se passe bien !

Benoît ROLAND-GOSSELIN

Pro Deo et … football!

Le jeudi 29 mars , durant l’après-midi, les séminaristes de Rennes, les novices de la congrégation missionnaires de St Louis Grignion de Monfort et les Foucaldiens de la maison Charles de Foucauld se sont rencontrés pour disputer un tournoi de football. Après la victoire des Montfortains, la rencontre fraternelle s’est poursuivie avec la célébration de l’Eucharistie, d’un repas de carême, puis de l’Adoration du Saint Sacrement.

Ce rassemblement intercommunautaire a été mémorable en partage évangélique. Tous réunis autour du football et de la prière à la gloire de DIEU Notre Père.

Les résultats :
Montfortains 2 – 1 Foucaldiens
Séminaristes 0 – 1 Montfortains
Foucaldiens 1 – 0 Séminaristes

Gaël CATEZ

Vivre la semaine Sainte avec les prémontrés.

Pâques… Quelle fête pour nous chrétiens ! Comment penser une telle chose ? Il nous est certes facile aujourd’hui d’admettre qu’une personne qui, apparemment, n’était pas plus surnaturelle que notre voisin, vienne à ressusciter il y a 2000 ans… Et pourtant, lorsque l’on prend le temps d’essayer de comprendre ce moment tout de suite notre intelligence est saturée par de nombreuses questions auxquelles toute la bonne volonté humaine ne suffit pas pour y répondre : pourquoi est-Il mort pour nous ? Pourquoi a-t-Il choisi la Croix ? Pourquoi à ce moment là précis de l’histoire ? Pourquoi parmi le peuple juif ? Pourquoi a-t-Il attendu trente ans avant de commencer à annoncer Son Royaume ? Pourquoi ne se manifeste-t-Il pas de nouveau aujourd’hui ? Pourquoi les apôtres ont-ils abandonné Jésus ? Pourquoi tout cela ? et même, pourquoi nous a-t-Il créé si c’est pour venir souffrir pour nous racheter ? Ainsi, nous comprenons bien que cela nous dépasse ; pourtant nous mettons un nom à cet acte, un nom qui finalement nous permet quelques fois de nous cacher derrière pour ne pas nous embêter à chercher réponse à tout cela : c’est un mystère.

Mystère du calvaire dit un hymne ancien, mystère de Pâques. Oui, mais un mystère d’Amour, un Amour infini, un Amour qui, à la fois nous dépasse et à la fois auquel nous avons part. Un Amour qui peut tout, qui veut tout, qui nous est donné et qui nous appelle. C’est pour pénétrer un peu plus dans ce mystère d’Amour que la Maison Charles de Foucauld s’est rendu à l’abbaye de Mondaye en Normandie pour vivre la fin de la Semaine Sainte. Là, nous avons passé trois jours du jeudi Saint après-midi au dimanche de Pâques midi à vivre à l’écart les offices et les célébrations de ce temps si riche. Aidés par une belle Liturgie et un cadre magnifique d ‘architecture monastique et de silence, nous avons pu vivre chacune des célébrations que nous propose l’Eglise. Ces trois jours furent intenses malgré le froid et l’humidité et, pour beaucoup d’entre nous, ce fut la première fois que nous vivions ce temps dans une communauté. Ainsi, après trois jours de jeûne, de prière, d’adoration, d’offices, d’attente en union avec toute l’Eglise, nous avons pu nous écrier dans la Joie du dimanche de Pâques : Christ est Ressuscité, Alléluia !! Il est vraiment Ressuscité !

Benoît SIMMONEAUX

Visite du diocèse de Nantes du 1 au 3 juin.

En cette fin d’année, la Maison Charles de Foucauld était de sortie…dans le diocèse de Nantes.

Arrivés en milieu d’après midi au séminaire saint Jean, nous avons commencé notre programme par la visite des sœurs carmélites apostoliques de Bethléem. Nous avons pu les rencontrer autour d’un goûter et elles nous ont expliqué le principe du carmel apostolique. En effet au premier abord la spiritualité carmélite semble contradictoire avec une activité apostolique. Elles sont né à Nantes il y a un siècle et demi sous l’initiative d’un prêtre, l’abbé Gilbert Bauduz, vicaire à saint Félix, aidé par une certaine sœur Marie Guillet, tertiaire du Carmel. Cette congrégation a pour vocation de s’occuper des jeunes délaissés, orphelins ou abandonnés. En 2006, poussées par l’Esprit Saint, elles ont fondé une maison en Colombie où le travail ne manque pas !

Notre deuxième visite fut celle à Monseigneur Jean Paul James, évêque de Nantes. Celui-ci nous a présenté avec enthousiasme son diocèse, évoquant ses différentes particularités telles que le fort engagement associatif des personnes et le dynamisme encore fort des communautés paroissiales. Il nous a aussi parlé de ses préoccupations principales comme par exemple sont attention aux prêtres de son diocèse.

Le samedi commençait le festival catholique des jeunes : Happy Day. Il s’agissait de la troisième édition depuis 2006 et consistait en des animations (concerts, jeux) et des enseignements/témoignages de laïcs ou de prêtres autour de divers thèmes ayant trait à l’Eglise (L’esprit Saint, la Parole de Dieu…) et à l’engagement chrétien (auprès des sans-abri, dans des mouvements). La journée s’est terminée par les vigiles présidées par l’évêque suivies de l’adoration du Sacrement et d’un concert de Glorious.

Le dimanche a été marqué par la belle célébration de la sainte messe à la cathédrale st Pierre et st Paul en la solennité de la Sainte Trinité. Elle était présidée par l’évêque qui, à cette occasion, a confirmé 50 jeunes adultes. La célébration était suivie d’un vert offert par le service des vocations qui a été l’occasion de beaux échanges entre propédeutes et jeunes de Nantes.

Un w-e riche, enthousiasmant et …épuisant !

Thomas CRUCHET

Une semaine de relecture neigeuse !!!!

La Bretagne n’étant pas un pays où la neige tient (la cause de ce manque de neige, c’est la pluie…). Nous sommes allés nous détendre dans un endroit appelé le paradis qui nous a changé de l’enfer Breton, cet endroit ce sont les Pyrénées! Après une messe à 6h15 le dimanche 5 février nous sommes partis de bon matin, avant le jour pour le village de Bordéres-Louron. Un petit périple qui s’est vite transformé en de longues heures (1h30) d’attente sous le froid polaire des Pyrénées, un car ayant glissé sur la route nous a bloqué à 20 kilomètres de notre chalet! Arrivés là-bas, nous avons pu nous installer dans des locaux très sympathiques malgré la pluie des canalisations! Une semaine de relecture très sympathique débute : matinée qui commence par l’oraison suivie des Laudes, messe, petit déjeuner et enfin, le moment tant attendu, la relecture! Nous avons tous eu l’occasion d’écouter avec passion le témoignage (20 minutes) de chacun sur son expérience d’un mois ! L’après midi, SKI! Nous avons pu découvrir les talents de chacun sur des skis, ce fut vraiment très drôle de voir le peu d’équilibre de certains : bilan du ski, pas de casse (mis à part une cuisse devenue bleue) et une personne qui ne sait toujours pas skier (et pourtant, il en a usé des professeurs de ski!). Bilan de la semaine, très positive, des retrouvailles extrêmement joyeuses après un mois où nous avons vécu les douleurs de la séparation! Des relectures toutes plus passionnantes les unes que les autres, et des moments de ski assez INOUBLIABLES!

Benoit ROLAND-GOSSELIN

Expériment de pauvreté : Banlieues 93 « Le Rocher, Bondy».

Lundi 9 janvier 2012, 07h45 : la brume se dissipe sur St Pern. Vos Foucaldiens préférés s’apprêtent à partir en expériment de pauvreté pour un mois. Pour trois d’entre eux, c‘est la banlieue, pour deux le Rocher, pour un seul : Bondy 93.

Alors que dire de Bondy! Géographiquement il s’agit d’une ville coupée en deux. Le sud avec son centre-ville et sa zone pavillonnaire, le nord et sa cité. Religieusement c’est 85% de musulmans, 15% de chrétiens. À partir de ce constat, on peut voir la force du Rocher. Bien que cette association ait une dimension chrétienne, ce sont les mêmes proportions de gens qu’elle fréquente. Une fois le décor planté, rentrons dans le vif du sujet.

Qu’est-ce que le Rocher, « oasis des cités » ? Tout simplement une association qui a pour but de vivre au milieu des cités et d’agir auprès de sa population.

Une sorte de roc, de point de repère au milieu de personnes fragiles. Avis aux volontaires, le Rocher recrute !

Confronté à cet environnement, on se rend vite compte que sans le Bon Dieu on serait démuni, c’est donc tout naturellement qu’une journée commence par de l’adoration suivie d’une louange. Ensuite seulement, débute l’apostolat au cœur de la cité. Une des activités phares est la visite des familles. Qu’il est touchant quand on sonne à l’improviste chez quelqu’un, alors qu’on croyait y rester 5 min, de ne les quitter finalement 2h plus tard, repas pris. Remarquons également la ténacité des adultes venant au cours d’alphabétisation pour apprendre cette langue si belle, mais ô combien compliquée, qu’est le français. Pour le reste, il y a l’aide aux devoirs tous les jours, le foyer détente, les cours de chant, de théâtre, le café dans la rue, les « extras » en tout genre (patinoire, musée, camps de vacances). À l’issue de ce mois passé, une conclusion s’impose : en banlieue, la mission du prêtre a toute sa raison d’être.

Christophe THELOT

Expériment de pauvreté : L’Arche, un avant goût des Béatitudes.

Pendant le mois de janvier, quelques-uns d’entre nous sont partis dans des communautés de l’Arche. Ce mois d’expériment fut pour nous l’occasion d’aller à la rencontre de personnes ayant une déficience mentale et de partager leurs journées. A l’Arche, les handicapés ne sont pas condamnés à vivre la totalité de leur existence exclusivement avec des professionnels de la santé. Elles vivent en foyer en compagnie de personnes qui ont choisi de les accompagner au quotidien. Nous n’y sommes donc pas aller pour apprendre les métiers d’éducateur spécialisé ou d’auxiliaire de vie mais pour vivre avec elles. Chacun a pu prendre part à la vie d’un foyer en aidant aux petites taches de la vie communautaire. Aux fils des jours, à travers les activités en ateliers, les repas, les temps de convivialité autour d’une tasse de café dans le salon, nous avons appris à vivre avec ces personnes et à accepter leurs différences et leurs limites. Les personnes avec un handicap ont un don pour faciliter les relations : elles nous accueillent en toutesimplicité et elles nous ouvrent sans crainte leur cœur. C’était formidable de voir tous les membres d’un foyer s’entraider, s’amuser et vivre ensemble en véritable amis. Être témoin de tant de complicité et de tendresse entre gens tous différents dans leurs capacités et incapacités a bouleversé notre représentation de l’handicap et de la normalité. Cette attention à la fragilité d’autrui nous a peu à peu transformés intérieurement, dévoilant nos propres faiblesses et nous libérant d’une vision idéalisée de la vie. Notre relation au Seigneur s’est enrichie également pendant ce temps passé à l’Arche. Nous avons découvert un autre visage du Christ, plus intime et réel, lequel se laisse entrevoir à travers le sourire des plus vulnérables et le regard des plus angoissés.

Sébastien DAVY

Expériment de pauvreté : Vivre un mois à Ma Maison.

Du solide ! Voilà le mot qui résume le mieux mes impressions, en découvrant mon lieu d’accueil pour l’expériment de pauvreté. Ma Maison de Valenciennes, maison des Petites Sœurs des Pauvres, semble être plantée là pour l’éternité. Les constructeurs nordiques devaient être sûrs de leur art lorsqu’ils élevèrent, voici 152 ans, la vénérable bâtisse, avec cette brique d’un rouge si foncé, que l’argile, en ce Nord carbonifère, semble teinté de houille. Ce fut un étonnement de voir qu’à cette date (1860), où Jeanne Jugan vivait encore, quoique dans le silence et l’oubli, d’aussi grandes maisons aient pu déjà être bâties. Je trouvai donc, en entrant, une bonne douzaine de Petites Sœurs, (dont une, très diminuée par l’âge), 86 résidents et résidentes, ainsi qu’un personnel dévoué et énergique. Je découvris également un prêtre qui, ayant quitté depuis peu son ministère paroissial dans le diocèse de Cambrai, vint à Ma Maison pour y accomplir une tâche d’aumônier plus adaptée à l’âge qu’il atteignait. J’eus le privilège de pouvoir dîner chaque soir en sa compagnie. Il me témoigna lui-même d’un caractère particulier de la maison que j’eus à peine osé prononcer de moi-même : “Il règne ici comme un parfum du Royaume”. Toute mystérieuse que paraisse l’expression, j’en partage pleinement la formulation. De l’accueil qui me fut donné par Mère Lucy, à l’attention de tout instant portée par chacun aux résidents, en passant par les relations entre les personnes, voilà un lieu où la douceur du Christ semble pétrir depuis longtemps les cœurs. La spiritualité de la fondatrice, sainte Jeanne Jugan, y est certainement pour quelque chose, et nous pouvons lire, dans le couloir du bas, quelques-unes des fortes paroles qu’elle adressait à ses Filles. A moi, on ne demanda en somme que de biens petits services. Mais j’appris à donner ce qu’il y a de plus précieux : l’amour dû au plus faible, et spécialement dans les petites choses. Et donner cela, c’est déjà recevoir des grâces venues du Ciel.

Clément de HILLERIN

Entrer au désert.

Ce mercredi 22 février, mercredi des Cendres, Mgr d’Ornellas nous a fait l’honneur de prêcher une petite retraite d’entrée en carême. L’archevêque de Rennes a commencé son enseignement en reprenant la belle antienne de début de carême: “Les yeux fixés sur le Christ, entrons dans le combat de Dieu“. Tout un programme!

Il a tout d’abord insisté sur le fait que ce temps de carême n’est pas d’abord un temps de pénitence mais de grâce. En effet, en vivant ce temps liturgique célébré par l’Eglise, nous recevons du Seigneur sa grâce. Cette période est donc un cadeau, un appel ; un appel à ne pas céder à la médiocrité. Pour vivre pleinement ce temps qui nous est donné, il est important de chercher à imiter le Christ qui lui-même se retira durant 40 jours. Saint Luc nous rapporte à propos de Jésus: “Et lui, se retirait dans les lieux désert et il priait” (Lc 5,16). Elie marchera 40 jours et 40 nuits jusqu’à la montagne de l’Horeb. Vient ensuite un ouragan, un grand feu, un tremblement de terre, mais Elie ne se laisse pas tromper et ne reconnaît Dieu dansaucune de ces grandes manifestations. C’est le cas sûrement dans nos vies, nous pouvons vivre de grands évènements , des moments forts. Mais Elie sort seulement au “murmure d’une brise légère” . Ainsi nous aussi il nous faut retrouver Dieu dans le silence.

Aussi, pouvons nous faire nôtre cette maxime du livre d’Isaïe (Is 30) : “Votre force sera dans le silence”. D’autre part, il faut durant ce carême nous laisser imprégner de l’Esprit Saint. Ce même Esprit qui anime Jésus Christ et son Eglise. C’est pourquoi il nous faut contempler le Christ, car sa sainteté rejaillit sur nous et sur le désir que nous avons de l’imiter. Avoir le désir de sainteté n’est pas de l’orgueil mal placé; c’est un grand désir car Jésus est grand!

La sainteté c’est la force de Dieu et la faiblesse de l’homme, comme cela est rassurant et encourageant. Pour conclure nous pouvons adresser tout simplement chaque matin de ce carême, puis chaque matin de notre vie, cette humble demande à Jésus: “Seigneur mets en moi la grâce de désirer d’être saint”.

Thomas CRUCHET