Trois jours dans le diocèse de Bayeux-Lisieux

La Maison Charles de Foucauld devant les Buissonnets.

La Maison Charles de Foucauld devant les Buissonnets.

Dans les couloirs de la maison Charles de Foucauld, le visiteur pourra compter au moins quatre portraits de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. C’est dire l’importance de la petite Thérèse chez les anciens et actuels foucaldiens. La promotion Saint Louis-Marie Grignion de Montfort fut donc ravie quand son supérieur a décidé de l’emmener sur les terres lexoviennes à l’occasion d’un week-end communautaire.
Nous sommes partis de Saint-Pern le samedi 5 avril au matin, direction Bayeux. Nous avons partagé un pique-nique – gentiment préparé par notre chère Soeur Christiane – au presbytère de Bayeux, en compagnie du curé, du vicaire et d’un séminariste caennais qui nous ont présenté leurs ministères au ser-vice de la communauté chrétienne locale. Après une ballade dans le centre historique de la capitale des évêques calvadosiens, le curé de Bayeux nous a offert une visite très complète du chef d’oeuvre d’art normand qu’est la cathédrale, depuis la crypte jusqu’en haut des tours.
Enfin, ayant repris la route, nous sommes arrivés à Lisieux dans la soirée. Le dimanche s’est donc passé inévitablement en compagnie de Sainte Thérèse : Messe à la basilique, visite des Buissonnets (maison d’enfance de Thérèse Martin), du Carmel, de la cathédrale… Cette journée nous a vraiment permis de connaître davantage la vie de cette grande sainte, sa spiritualité, et de confier nos intentions à sa puissante intercession.
Le lendemain, nous étions attendus par le séminaire Saint Jean Eudes de Caen pour la Messe, suivie du déjeuner et de la visite d’une des deux maisonnées de la communauté des sé-minaristes caennais. Pour terminer ce séjour, nous sommes allés faire un petit tour du côté des plages et du plus ancien sanctuaire marial normand. Avec un saint patron de promo si marial, nous ne pouvions pas repartir du Calvados sans faire un détour par la basilique de Douvres-la-Délivrande où est vénérée la Sainte Vierge Marie, elle dont le nom si doux fait tressaillir le coeur de Thérèse de Lisieux.
Joseph Vautier.

 

Un mercredi des cendres pas comme les autres…

Mgr d'Ornellas

Mgr d’Ornellas

En ce mercredi des cendres, notre communauté de la Maison Charles de Foucauld a vécu une entrée en Carême pas comme les autres. Bien sûr, comme pour bon nombre de chrétiens, ce fut pour nous un jour de jeûne et de prière, et nous avons aussi entendu cet appel fort à la conversion, à se tourner vers Dieu. Néanmoins, cette journée fut particulièrement riche parce que nous avons eu l’honneur de recevoir un prédicateur exceptionnel : Mgr Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes. Nous avons eu également la grâce de vivre toute cette journée de repentir dans le silence de notre petit désert de la Maison Charles de Foucauld. L’oraison de la liturgie du mercredi des cendres, où nous demandons au Seigneur « de savoir commencer saintement […] notre entraînement au combat spirituel », résonnât donc différemment en nous cette année.

A travers deux enseignements, Mgr d’Ornellas a voulu nous faire entrer dans un vrai chemin spirituel inspiré par l’Esprit-Saint. En effet, le Carême ne consiste pas en une morale. Le Carême est le temps favorable pour connaître le Christ, le mettre au centre de notre vie, et le suivre en vérité. A la lumière du chapitre 6 de l’Evangile selon Saint Matthieu, notre Archevêque a insisté sur l’importance d’entrer volontairement plus profondément dans la prière et de la mettre au cœur de nos journées, afin d’être parfaits comme notre Père céleste est parfait (Mt 5, 48). En nous plongeant dans le Christ, la prière est alors ce qui donne au jeûne et à l’aumône une lumière spirituelle. Enfin, Mgr d’Ornellas nous a appelés à entrer « dans le secret » (Mt 6, 12) ou le Mystère, c’est-à-dire à nous laisser transformer par le Christ, et à vivre totalement le sacrement de réconciliation qui est le lieu d’épanouissement de notre prière.

Mgr d’Ornellas nous a donné quelques idées de lecture pour ce Carême : les Saintes Ecritures crayon à la main, l’encyclique de Jean-Paul II sur la miséricorde, les fins des manuscrits B et C de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Nous avons achevé cette sainte journée par l’adoration et les vêpres, puis nous nous sommes rendus à la cathédrale de Rennes pour la Messe des cendres. Après une petite soupe et les complies, nous avons clôturé ce mercredi des cendres par une nuit d’adoration.

Bon, saint et joyeux Carême à tous nos amis et nos lecteurs !

Notre pèlerinage à Lourdes.

La Maison Charles de Foucauld à la chapelle saint Gabriel de Lourdes.

La Maison Charles de Foucauld à la chapelle saint Gabriel de Lourdes.

Après une semaine de relecture de nos expériments de pauvreté dans les Pyrénées, nous sommes allés 4 jours à Lourdes.

Ce fut un moment fort de notre année. Inspiré par notre St Patron Saint Louis Marie Grignon de Montfort, nous avons décidé en communauté de consacrer notre promotion à la Sainte Vierge Marie. La date retenue était le 10 février. Les 33 jours précédents, nous avons prié en communion les uns avec les autres une dizaine de chapelet, avec une invocation à l’Esprit Saint. La consécration eu lieu à la fin d’une messe en la chapelle St Gabriel (à tenante à la Basilique Supérieure) et nous avons choisi Marie comme Mère et Reine et renouvelé les vœux de notre Baptême.

Le Père Denis, notre Supérieur, a profité de l’occasion pour évoquer le culte marial à travers le JE VOUS SALUE MARIE et la prière du saint ROSAIRE.

Ce séjour à Lourdes nous aura permis de vivre de nombreux temps de prières : procession aux flambeaux, chemin de croix, adoration du Saint Sacrement, messe à la Grotte.

Ce fut aussi pour nombre d’entre nous, à l’invitation de Marie, l’occasion de découvrir les piscines de Lourdes.

Le samedi soir, nous sommes allés au Cenacolo (cf article de Jean et Joseph) où nous avons reçu de nombreux et beaux témoignages. Cette soirée s’est clôturée par une veillée d’Adoration animée par les membres de cette communauté.

  Ce séjour s’est achevé le mardi 11 février par la messe internationale (25 000 personnes, 7 langues pour la célébration) de Notre Dame de Lourdes en la basilique St Pie X. Elle fut présidée par Mgr Brouwet, Evêque de Tarbes et Lourdes. Son homélie était accentuée sur la pauvreté, et venait magnifiquement clore notre expériment de pauvreté. A la fin de la messe, Mgr Brouwet a invité les fidèles à prier l’Angélus à la Grotte.

ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

Alexandre et Erwan

Un mois avec les petites sœurs des pauvres

Les petites sœurs des pauvres.

Les petites sœurs des pauvres.

Les petites sœurs des pauvres, à la suite de Sainte Jeanne Jugan, accueillent dans leurs maisons de retraite des personnes âgées dépendantes aux revenus modestes. Elles sont au service des personnes âgées et font tout pour qu’elles soient heureuses et gardent leur dignité jusqu’à la fin de leur vie terrestre. Nous avons d’ailleurs été touchés par l’investissement des petites sœurs des pauvres, leur dévouement et leur amour envers les résidents de leurs maisons. Lors de notre expériment, nous servions le repas des résidents en étant attentifs aux personnes les plus dépendantes notamment celles qui ont des difficultés à manger. Le matin, nous débarrassions le petit-déjeuner et nous faisions les lits au carré tout en échangeant avec les résidents. L’après-midi, nous allions visiter les personnes âgées et nous participions aux animations comme les ateliers mémoire ou les ateliers chansons. Puis, après avoir servi le goûter, nous remontions dans leur chambre les résidents qui sont en fauteuil roulant. La messe était célébrée tous les jours dans la chapelle de la maison de retraite. Nous avons servi l’autel notamment pour aider les prêtres âgés qui célébraient la messe. Également, nous participions tous les jours au chapelet communautaire avec les résidents. Nous avons appris que notre présence et notre écoute étaient le plus important. À la rencontre de la faiblesse des personnes âgées, on se dit que nous rencontrons le Christ dans ces personnes qui souffrent. La prière et l’Eucharistie nous ont donné la force d’aller à leur rencontre. Partager leur vie dans l’humilité et l’esprit de service fut très riche spirituellement.

Benoit et Boris.

 

Un mois au Cenacolo à Lourdes et à Lille

Le Cenacolo à Lourdes et à Lille.

Le Cenacolo à Lourdes et à Lille.

La « Communità Cenacolo » a été fondée par une religieuse italienne, Sr Elvira, il y a trente ans. L’appel de Dieu à Sr Elvira était d’accueillir et de reconstruire des jeunes blessés, en souffrance, tombés dans le mal. Généralement les jeunes qui y arrivent sont devenus esclaves de leurs addictions (drogues, alcool, jeux d’ordinateur…), ils ont “touché le fond” concrètement ! Quand ils arrivent, c’est souvent la dernière issue; la communauté va leur permettre de retrouver leur dignité petit à petit, ils vont tout réapprendre en se soumettant aux nombreuses règles de vie. Il faut se mettre à leur place, ils arrivent “en morceaux” sans aucune hygiène de vie, sans aucune volonté, incapable de travailler dehors, ne pensant qu’à eux, et ne vivant que dans le paraître et le mensonge… et ils retrouvent avec le temps la joie d’être ensembles, de rendre les autres heureux, d’apprendre tout simplement à être heureux dans les petites choses. La communauté les accueille avec le désir de les faire passer des ténèbres à la lumière grâce à une vraie vie chrétienne sous le regard miséricordieux du Christ. Notre mois au Cenacolo nous a ainsi permis de découvrir les quatre piliers sur lesquels se fonde tout chemin dans cette communauté : la force de la prière, le travail vécu comme un don, l’amitié vraie vécue dans le partage et la joie de se donner. Et ça marche ! Nous rendons grâce à Dieu pour les nombreux témoignages de « résurrections » que nous avons entendus ! Bien plus qu’aller à la rencontre d’une pauvreté, nous avons vécu, durant cet expériment, la pauvreté elle-même. Nous nous sommes nous aussi soumis aux règles de la communauté, à notre ange gardien (garçon chargé d’accompagner, PARTOUT et TOUT le temps, le jeune en communauté qui est mis sous sa charge). Nous avons appris à connaître notre propre pauvreté et nos limites.

Les points importants dans une journée sont: les chapelets (au moins trois par jour), le partage en binôme (3/4h après chaque repas), le travail manuel acharné toute la journée (au moins huit heures par jour).

Il existe aussi des maisons équivalentes pour les filles. La communauté propose un parcours de trois ans avec, en plus, des missions dans différents pays où les anciens en communauté peuvent donner deux années d’aide pour les enfants défavorisés.

Jean et Joseph

Un mois à l’Arche

Durant le mois d’experiment de pauvreté, certains d’entre nous sommes aller vivre dans une communauté de l’Arche, voici un petit aperçu de notre expérience avec Tristan et Raphaël.

Où, quand et combien de temps ?

L'Arche à Brest

L’Arche à Brest

Nous avons été envoyés à l’Arche. Nous y avons passé 4 semaines durant le mois de Janvier.
Raphaël: “L’Arche en pays toulousain”, c’est son nom, est toute récente, elle a 2 ans et est, pour l’instant, l’Arche la plus jeune en France.
Tristan: J’ai affronté les “tempêtes” à l’Arche de Brest dite au carmel, où vivaient avant des carmélites.

Qu’avez vous fait ?

Nous étions essentiellement sur un foyer nous participions à leur vie. Les levers, les repas, les jeux, les couchers, etc…

Raphaël: Dans la journée, je participais aux ateliers occupationnels (ATO), [pour les personnes handicapées les moins valides] Ils pouvaient être: la création de bijoux, de cartes, … entièrement faits à la main, qu’ils vendaient ! Tristan: Autant dire: beaucoup de belles choses! A Brest, ils les vendent au marché de Noël!

Vos impressions durant ce mois ?

Raphaël: Au début, ça a été un peu difficile car je n’avais jamais vraiment été confronté au monde du handicap. Mais, c’est en vivant avec eux, que je me suis rendu compte qu’ils étaient tous différents, bien sûr physiquement, mais surtout intérieurement avec leurs caractères, leurs personnalités, leurs défauts et qualités, en gros, ils ont changés le regard que je portais sur eux…

Tristan: Des sourires, de beaux moments, des coups de gueule, du partage, de la joie à l’état pur !

Ton passage sur l’Arche, en trois mots ? Que retiens-tu ?

Raphaël: Merci beaucoup !
Tristan: 50 ans de l’Arche !!

L’Arche est née en 1964 d’une rencontre entre Jean Vannier et deux hommes handicapés mentaux : Raphaël Seux et Philippe Simi. Le projet de L’Arche invite chacun à lier son histoire à celles des personnes ayant un handicap, à prendre place à leur côté dans notre société. Dès sa fondation, une communauté de L’Arche comprend trois dimensions distinctes mais inséparables : la dimension communautaire, la dimension professionnelle et la dimension spirituelle. Ces trois dimensions se vivent simultanément dans l’ensemble du fonctionnement et des activités de la communauté.

Un mois à la maison Bernadette dans une cité de Marseille

Voulez-vous me faire la grâce de venir ici?

La Maison Bernadette à Marseille

La Maison Bernadette à Marseille

Il est difficile de trouver les mots justes pour parler de la maison Bernadette. En plein coeur de la cité des lauriers, dans les quartiers nord de Marseille, cette maison est folie pour l’homme et sa-gesse pour Dieu ! Ecole du service, école de fraternité au sens le plus large, école de l’humilité, école de l’abandon entre les mains du Père, la maison Berna-dette est avant tout une claque pour quiconque tente l’aventure. En me rendant à Marseille, je pensais me donner ; j’ai avant tout appris à tendre les mains pour recevoir chaque jour les grâces que le Seigneur fait pleuvoir dans cette maison. Ceux que ce monde appelle les pauvres, les petits, possèdent des richesses insoupçonnées, c’est une source qui fait prendre conscience à qui-conque ouvre les yeux qui est réellement le pauvre et le petit… Le soutient scolaire avec les enfants de la cité, la vie de paroisse de banlieue, la rencontre des sans-domicile, les visites dans les familles, la vie fraternelle avec les membres de la maison sont autant d’occasions qui m’ont été données de rencontrer le Christ, d’approfondir ce qu’était pour moi le prochain, et de comprendre à quel point la rencontre du frère me fait grandir dans ma foi. La vie spirituelle est le fonde-ment de la maison et fait d’elle un lieu de paix où quiconque passe, se sait aimer. C’est d’ail-leurs l’une des premières choses qui m’a été dite en arrivant à la maison : « toute l’énergie que l’on donne ici, on la puise dans la prière et surtout dans l’Eucharistie ». Et de fait, la liturgie des heures, la Messe, l’adoration et le chapelet quotidien qui rythment la vie de la maison, sont indiscutablement le carburant des coeurs.
Vivre le mois dans ce cadre, m’a permis de toucher, un peu, la réalité sociale, humaine et religieuse d’un « monde » dont j’ignorais tout et quelle joie ! Sortir de soi pour aller à la rencontre du frère, s’enrichir de nos différences, accueillir son histoire comme un cadeau qui m’invite parfois à la joie parfois à la compassion, accepter que ce que nous faisons n’est qu’une goutte d’eau mais tout faire pour que cette goutte ne manque jamais, toutes ces choses m’ont permis de contempler la beauté de l’Eglise en mission.

Pierre de Sorbay

La journée des familles à la Maison Charles de Foucauld.

La maison Charles de Foucauld prête à accueillir nos familles.

La maison Charles de Foucauld prête à accueillir nos familles.

Bien qu’un peu retiré du monde, le foucaldien ne dédaigne pas pour autant sa famille. Cinq fois dans l’année, à des dates bien précises, il peut rentrer chez elle pour un court séjour. Ce retour est notamment l’occasion de partager à sa famille la vie à la Maison Charles de Foucauld.

            Mais quoi de mieux que de venir sur place pour découvrir ce qui fait notre quotidien ? Conformément à la petite tradition de la maison, nous avons convié nos familles à Saint Pern un samedi d’automne.

             Ce 30 novembre, peu avant 11h, les petites sœurs des pauvres virent débarquer une quarantaine de personnes, proches des foucaldiens, sur le parking de la chapelle du noviciat. Nous débutâmes cette rencontre par la messe de la Saint André, à laquelle se joignirent les petites sœurs des pauvres. Grand moment pour notre petite communauté ! En effet, nous nous sommes retrouvés sous les micros des chantres des petites sœurs des pauvres. Et quelle pression ! Elles mettent la barre si haute à chacun de leur office que nous n’avons pas pris cette animation liturgique à la légère. Mais, que les lecteurs de cet article se rassurent, nous avons été à la hauteur de la mission confiée. Voix, trompette, violoncelle et orgue, se sont accordés pour offrir une belle musique liturgique. Préparé avec soin depuis plusieurs semaines, l’hymne de la Maison, chanté à trois voix en action de grâce, fut un grand moment de recueillement durant cette Messe. Nous profitons d’ailleurs de cet article pour remercier notre professeur de chant, Anne-Laure, et notre supérieur pour leurs efforts qui nous ont permis de soigner la beauté de nos chants.

            La journée s’est poursuivie, dans une grande salle du noviciat, par le déjeuner. Deux grandes tablées et un magnifique buffet nous attendaient. Ce fut l’occasion d’un échange convivial vivement apprécié, entre les familles et avec les prêtres de la maison. Familles et foucaldiens furent impressionnés par le soin apporté à la décoration de table ainsi que la présentation des différents plats. Encore une fois, les petites sœurs des pauvres nous ont vraiment gâtés. Qu’elles en soient infiniment remerciées !

            Nous nous sommes ensuite tous dirigés vers la Maison Charles de Foucauld pour une visite guidée des lieux. Réparties en petits groupes, les familles ont alors pu, non seulement découvrir les lieux, mais aussi se renseigner sur notre vie communautaire, nos diverses activités, ou encore l’organisation de la maison. De la salle à manger à la salle de cours, en passant par les chambres, chaque pièce visitée permit aux foucaldiens de présenter l’année de fondation spirituelle dans ses différents aspects. Notre archevêque, nos évêques, le conseil de la maison, les petites sœurs des pauvres, peuvent être fiers de l’excellente impression qu’a laissée cette visite aux familles.

             Après les vêpres et le goûter, nous nous sommes quittés dans la joie de cette belle rencontre, et à peine fatigués, grâce à la merveilleuse hospitalité de nos chères petites sœurs. Dans un an, une nouvelle promotion pourra à nouveau partager son bonheur d’être à la Maison Charles de Foucauld à ses proches !

Une visite du Quimper et Léon.

Cathédrale de Quimper

Cathédrale de Quimper

Samedi dernier, nous sommes partis pour trois jours à la rencontre des finistériens. Nous avons été accueillis à la cathédrale de Quimper par le père Michel Mazeas. Nous avons découvert les secrets de cette bâtisse construite à partir du  XIIIème siècle. Nous avons commencé la visite par les flèches de la cathédrale jusqu’aux voûtes de celles-ci en passant par les cloches. Une fois descendus dans la nef nous avons pu découvrir une grande partie de l’histoire de l’Eglise diocésaine. Au travers des nombreux ornements des petites chapelles, il nous a été raconté l’histoire de saints, comme saint Corentin, ou des évêques de Quimper et du Léon. Le soir, nous avons chacun été accueilli par des familles quimpéroises permettant un échange sur notre expérience de la maison et bien d’autre sujets.

chapelle de Sainte Marie de Menez Hom

chapelle de Sainte Marie de Menez Hom

Le lendemain, après les laudes dans une chapelle attenante à la cathédrale, nous sommes partis pour la messe paroissiale de Cast accueilli par le père Jean-Baptiste Gless. Il nous a fait découvrir le patrimoine religieux du Porzay au travers des enclos paroissiaux, des églises et des multiples chapelles disséminées dans le paysage finistérien. Nous avons terminé la visite par la chapelle de Sainte Marie de Menez Hom qui nous a tous surpris par la beauté de ses retables. Nous avons pris le chemin de Landevennec pour aller prier les vêpres avec la communauté de moines avant de partir en direction de Brest.

La maison sur la frégate Primauget

La maison sur la frégate Primauguet

Le lundi 11 novembre, nous avons été accueillis à l’église Saint Louis au centre de Brest par le Père Alain Guellec, vicaire général. Nous avons eu un moment de partage avec les services diocésains : aumônerie d’hôpital, conseil pastoral diocésain et le service jeunesse ; cela nous permettant de mieux nous familiariser avec la vie du diocèse. Vers midi, nous avons participé à la messe avec la communauté paroissiale avant d’aller goûter les crêpes bretonnes dans une institution brestoise « La Crêperie Moderne » pour notre plus grand plaisir. L’après-midi, nous sommes allés visiter la frégate militaire « Primauguet » à l’arsenal avant de prier les vêpres à l’aumônerie militaire et de repartir pour Saint Pern.

Sur les traces de Saint Louis Marie Grignon de Montfort

En ce 1er novembre, jour de fête de tous les Saints, nous sommes allés à la découverte de notre Saint Patron Saint Louis Marie Grignon de Montfort, à Montfort sur Meu (35), en sa maison natale.

Rencontre à la maison natale de Saint Louis Marie de Monfort avec les monfortains.

Rencontre à la maison natale de Saint Louis Marie de Monfort avec les monfortains.

Nous avons été accueillis par le Père Jean-Marie, montfortain, qui s’est chargé de nous présenter les lieux et la vie du Saint prêtre. Sa maison natale fut construite sous le règne du roi Henri IV. Saint Louis Marie y est né le mardi 31 Janvier 1673 et n’y résida que 5 ans. Sa mère le fit élever par une nourrice dans un village voisin. Elle eut 18 enfants, dont 5 sont décédés en bas-âge.

De 1683 à 1693, il étudia à Rennes au collège des Jésuites. C’est là qu’il ressentit l’appel à devenir prêtre. Sur la route du séminaire chez les Sulpiciens de Paris, il donna ses vêtements aux pauvres et son cheval se rendant à la capitale à pieds, les pauvres seront dès lors sa principale préoccupation. Il fut ordonné prêtre en 1700. Après avoir été rejeté par plusieurs diocèses, il partit pour Rome demander une mission au Pape Clément XI. Il lui proposa de revenir en France avec comme mission apostolique de réveiller le sens du baptême. Il l’accomplit en Bretagne et Pays de la Loire. Il prêcha des retraites dans différentes paroisses avec une pédagogie adaptée à la population, des enseignements pour les enfants, d’autres pour les femmes et d’autres pour les hommes tout en ayant la même ligne Dieu Seul par Marie.

Il fonda notamment la congrégation des Sœurs de la Sagesse avec la bienheureuse Marie Louise de Jésus en 1702, les frères de l’instruction chrétienne St Gabriel ainsi que la Compagnie de Marie (Pères Montfortains). Il mourut en mission à St Laurent sur Sèvre (85) le 28 avril 1716 à l’âge de 43 ans. Il fut béatifié en 1888 et canonisé en 1947.

Relique de Saint Louis de Monfort et Marie dans notre chapelle.

Relique de Saint Louis de Monfort et Marie dans notre chapelle.

Les Pères Montfortains ont racheté la maison natale dans les années 1960. C’est en 2010 qu’ils y installèrent un noviciat. Actuellement, 10 jeunes (7 congolais, 2 croates et un burundais) sont formés en vue de devenir prêtre religieux. Après les présentations, nous avons partagé un goûter avec eux et nous avons pu échanger sur nos parcours de formation, nos origines. S’en est suivi les vêpres de la Toussaint avec Adoration Eucharistique. Le Père Marco, supérieur du noviciat nous a confié une relique de Saint Louis Marie pour cette année, en nous remerciant d’avoir choisi leur fondateur comme St Patron.

Nous remercions vivement nos amis montfortains pour leur accueil chaleureux et ces beaux moments de partage. Nous les retrouverons prochainement, mais sur un autre terrain, pour des matchs de foot.